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Wise Coastal Practices for Sustainable Human Development Forum

Questioning the role of NGOs (+français)

Posted By: Sibylle Riedmiller
Date: Sunday, 23 January 2000, at 12:57 p.m.

In Response To: The role of non government organizations in programme implementation (+français) (Jean Wiener)

(Le texte français se trouve en dessous du texte anglais)

From an African perspective, there may be a need to see the role of NGOs a bit more realistically and critically.

Risking to maybe, 'slaughter a holy cow' it MUST be said that not all NGOs are what they appear to be.

In the case of Tanzania (and probably other African countries), NGOs have no tradition in society, they were actually not encouraged after independence nor for decades during the socialist phase of Government. They started flourishing only after this time and because donor agencies looked for new channels for their funding.

Unfortunately NGOs are NOT necessarily more transparent or accountable just by definition or through the mere act of registration. Public control and political will, appropriate legislation and supervisory bodies are required to ensure that NGOs actually DO their mandated work and use donor funds effectively. These conditions are not present yet in this country.

The lack of governmental and/or public supervision of NGO activities encourages the formation of briefcase organizations by political leaders and civil servants together with their social networks, who, after decades of donor assistance to government, are the most conversant with the rhetoric, application procedures and reporting formats of donor agencies and thus have easy access to aid funding. Local press reports sometimes call them GONGOs (Government-owned NGOs)...

In Tanzania, the tax legislation provides few incentives for charitable contributions of individuals and business organizations, so there is also a risk of NGOs being formed mainly for access to foreign donor funding. This situation undermines transparency and accountability towards both the members of an NGO (in the case of membership organizations) and the intended beneficiaries.

A conservative estimate in Tanzania is that probably nine out of ten NGOs are actually doing very little if any work which benefits more people than the immediate directors and their relatives. Fake accounts and reports and double and triple funding of the same activities are common (there are non-published project evaluations to that effect!)

So the challenge remains: how to help the civil society form genuine NGOs and supervise them? That may be EASIER WITH LESS DONOR AID, as then funds would have to come from within the country, the members, the private sector, corporate bodies, professional organizations etc. who would have a reason to donate and expect results. Unfortunately donors are too often satisfied with the 'appearance' of results and have too much money to spend and too little time and local knowledge to look through the smoke screen produced by NGOs adopting the donor rhetorics of the day...!

In Tanzania, local rural and urban people, the common men and women ARE often organised, but in highly informal networks based on family, clan, neighbourhood relationships that exchange services and mutual survival support. These keep the people and the country going, probably much more than the multitude of donor-dependant NGOs...

Looking forward to some feedback...

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S'INTERROGER SUR LE ROLE DES ONG

Dans le cas de l'Afrique, il est peut être nécessaire d'envisager le rôle des ONG sous un angle plus réaliste et plus critique.

Au risque, peut-être, de 'sacrifier une vache sacrée', il FAUT dire que toutes les ONG ne sont pas ce qu'elles semblent être.

Dans le cas de la Tanzanie (et probablement d'autres pays africains), il n'y a pas dans la société une tradition d'ONG. Leur développement n'a d'ailleurs pas été encouragé après l'indépendance et pendant les décennies de gouvernement socialiste. Elles n'ont commencé à se développer qu'après, et parce que les bailleurs de fonds avaient besoin de nouvelles filières de financement.

Malheureusement, les ONG, par définition ou par le seul acte de leur immatriculation, ne sont PAS forcément plus transparentes ou responsables. Un contrôle public et une volonté politique, une législation appropriée et des organismes de surveillance sont nécessaires afin de s'assurer que les ONG ACCOMPLISSENT réellement le travail pour lequel elles ont été mandatées et qu'elles utilisent les fonds des donateurs de manière efficace. De telles conditions n'existent pas actuellement dans ce pays.

Le manque de surveillance gouvernementale ou publique des activités des ONG encourage le développement d'organisations " porte-document " par des chefs politiques et des fonctionnaires et leurs réseaux de relation, qui, après avoir géré pendant des décennies les aides gouvernementales des donateurs, sont ceux qui connaissent le mieux la rhétorique, les procédures de demande et les formats de compte-rendu des bailleurs de fonds et ont ainsi un accès facile au financement. La presse locale les surnomme parfois les Organisations Non Gouvernementales gouvernementales.

En Tanzanie, le régime des taxations encourage peu les contributions charitables par les individus et les entreprises de sorte qu'il existe un risque de création d'ONG principalement pour faciliter l'accès au financement des donateurs étrangers. Cette situation se fait au détriment de la transparence et de la responsabilité vis-à-vis des membres de l'ONG (dans le cas d'organisation qui ont des membres) et des bénéficiaires concernés.

Une estimation prudente dans le cas de la Tanzanie laisse penser que probablement neuf ONG sur dix font peu d'effort, sinon rien, qui soit bénéfique aux autres, si ce n'est pour leurs directeurs et leurs proches. Des comptes et rapports factices et le double ou triple financement d'activités identiques sont faits en commun (il existe à ce sujet des évaluations de projets non publiées!).

Le défi demeure : comment aider la société civile à créer de véritables ONG et à les surveiller ? Ceci pourrait être PLUS FACILE S'IL Y AVAIT MOINS D'AIDE DE LA PART DES DONATEURS, car dans ce cas les fonds devraient provenir du pays même, des membres, du secteur privé, des corporations, des organisations professionnelles, etc., qui auraient ainsi une raison de donner et d'exiger des résultats. Malheureusement, les donateurs se satisfont trop souvent 'de semblant' de résultats et ont trop d'argent à dépenser, et trop peu de temps et de connaissance du contexte local pour voir à travers les rideaux de fumée entretenus par les ONG qui s'adaptent à la rhétorique du jour… !

En Tanzanie, les gens des campagnes et des villes, monsieur et madame tout le monde, SONT souvent organisés à l'échelle locale, en réseaux très informels de famille, de clans, de relations de voisinage, qui échangent des services et se soutiennent mutuellement pour survivre. Ce sont eux qui permettent aux gens et aux pays d'avancer, probablement plus que ne le fait la multitude d'ONG dépendantes des donateurs.

Dans l'attente de commentaires…

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