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Wise Coastal Practices for Sustainable Human Development Forum

Framing Pacific aid policies towards small-scale, family-based activities. (+Français)(+Español)

Posted By: Mali Voi
Date: Friday, 25 July 2003, at 1:40 p.m.

In Response To: Aid has failed the Pacific. (+Français)(+Español) (Media release from the Centre for Independent Studies, Australia)

(Le texte FRANCAIS se trouve en dessous du texte anglais)
(El texto ESPANOL se encuentra debajo del texto francés)

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I would like to congratulate the author of this article and while I agree with the general sentiments expressed - to make the Pacific Islanders become self-reliant in their development - I would like to add some further ideas.

Australian, or for that matter any outside, particularly bilateral, aid to the Pacific Islands is a mismatch, in that negotiations often do not consider basic developmental data. The United Nations Development Programme's Pacific Human Development Report 1999 shows the majority (about two-thirds) of the populations of the Pacific Islands are not engaged in the modern employment sector. In other words the modern employment sector in the Pacific is highly exclusive.

Moreover, the policies for social, economic, and political development are equally skewed towards exclusion. Even banks will not facilitate the participation of the Pacific Islanders in commercial activities unless they have someone to guarantee their loans, or sufficient collateral to secure their loans. Sadly, Pacific Islanders, with their roots founded in traditions and customs, are increasingly becoming only spectators in their own development.

The needs of these two sectors in the Pacific - those engaged in modern employment and those who are not - are often ignored by donor agencies. Thus the withdrawal of Australian aid to the Pacific, as advocated in the article by Helen Hughes, has two important considerations in so far as the two sectors are concerned. The first is that the modern employment sector would be further marginalized, possibly leading to anarchy and the collapse of some island states. (In some of the Pacific islands, modern societies, constructed at independence, have a shaky foundation.)

The second point is that the traditional employment sector would still be ignored, thus leading to urban chaos which would further weaken the traditional basis of society. Pacific Islanders require creative opportunities for modern development that are firmly founded on tradition, so they can meaningfully participate within the global village, while at the same time maintaining their identity.

In the mid-1990s, Australia and New Zealand got it right when they framed their Pacific aid policies towards small scale family-based social, cultural and economic development activities. New Zealand produced a pamphlet to promote this strategy in the Pacific; and it was clearly articulated in the AusAid policy document and reflected in Australia's Pacific Cultural Programme.

UNESCO too closely pursued this strategy in its 1988-1997 World Decade for Cultural Development by framing development within cultural dimensions. There were many large scale projects conducted in different parts of the world, e.g. the Slave Route, Silk Route and Iron Route. In the Pacific there was Vaka Moana, the Ocean Roads of the Pacific Programme, and although this officially ended in 1997, remnants of some of these activities have been institutionalised and can be seen today. For example, there is the Canoe Institute in Majuro, Marshall Islands, and Beautiful Expressions in Nature, an Art School in Samoa, now privately run by the young artist who started it, Penehuro Papali'i.

Family plays a strong role in accepting or rejecting any proposed change, and when accepted, change is internalised and made to work. It is hoped that Australia seriously considers the text of the article by Helen Hughes, and frames its aid policies towards small scale family-based developmental activities.

Mali Voi,
Pacific Islander, Apia, Samoa.

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ORIENTER LES POLITIQUES D'AIDE DANS LES ILES DU PACIFIQUE VERS DES ACTIVITES FAMILIALES DE PETITE AMPLEUR

Je voudrais féliciter l'auteur de cet article et, tout en étant en accord avec le sens général des sentiments qu'il exprime - faire en sorte que les insulaires du Pacifique connaissent un développement autonome - j'aimerais pousser plus loin la réflexion.

Qu'elle soit australienne - ou tout aussi bien d'une autre origine étrangère, notamment bilatérale - l'aide aux îles du Pacifique est inadaptée, du fait que les principes élémentaires de leur développement ne sont souvent pas pris en compte dans les négociations. Le Rapport du Programme des Nations unies sur le développement humain du Pacifique en 1999 révèle que la majeure partie (environ les deux tiers) des populations du Pacifique ne travaille pas dans le secteur moderne. En d'autres termes, le secteur moderne est très sélectif dans les îles du Pacifique.

Qui plus est, les politiques de développement social, économique et politique sont, elles aussi, biaisées dans le sens de l'exclusion. Même les banques ne facilitent pas la participation des insulaires aux activités commerciales, à moins qu'ils n'aient quelqu'un pour garantir leurs emprunts ou qu'ils soient assez nantis par ailleurs pour obtenir des prêts. Il est triste de constater que les insulaires du Pacifique, dont les racines plongent dans la tradition et les coutumes, sont en voie de devenir de simples spectateurs de leur propre développement.

Les besoins de la population de ces deux secteurs d'activité dans le Pacifique - celle qui a des emplois modernes, et l'autre - ne sont souvent pas pris en compte par les agences donatrices. Ainsi donc, la suppression de l'aide au Pacifique par l'Australie, recommandée par Helen Hughes dans son article, commande deux réflexions importantes à l'égard de ces deux secteurs. En premier lieu, les emplois du secteur moderne seraient encore plus marginalisés, ce qui pourrait provoquer l'anarchie et l'effondrement de certains États insulaires. (Dans certaines îles, les sociétés modernes issues de l'indépendance sont mal assurées sur leurs bases.)

En second lieu, les emplois du secteur traditionnel resteraient toujours à l'écart, ce qui provoquerait la désorganisation des villes, et ruinerait encore plus les fondements ancestraux de la société. Les insulaires du Pacifique ont besoin de pouvoir créer une modernité qui soit solidement ancrée dans la tradition, qui leur permettrait de donner du sens à leur participation au " village mondial " tout en maintenant leur identité.

Au milieu de la décennie de 1990, l'Australie et la Nouvelle-Zélande avaient compris cela lorsqu'elles axaient leurs politiques d'aide aux îles du Pacifique sur des activités de développement social, culturel et économique de petite ampleur, à la mesure des familles. La Nouvelle-Zélande a publié une brochure illustrant cette stratégie, qui était également explicitée dans une déclaration de principes de l'Australie, confirmée par son Programme culturel pour la région du Pacifique.

L'UNESCO s'est, elle aussi, rigoureusement conformée à cette stratégie dans sa Décennie mondiale du développement culturel de 1988-1997, en projetant le développement dans son environnement culturel. Beaucoup de grands projets ont été mis en œuvre dans diverses parties du monde, comme la Route des esclaves, la Route de la soie et la Route du fer. Dans le Pacifique, il y a eu Vaka Moana, le Programme du Pacifique avec ses Routes de l'océan, et si tout cela a officiellement pris fin en 1997, ces activités ont laissé des traces qui ont été institutionnalisées et sont encore parmi nous. Il y a, par exemple, l'Institut du canoë à Majuro, aux îles Marshall, ainsi que l'École des arts plastiques de Samoa, intitulée Beautiful Expressions in Nature, qui est aujourd'hui la propriété privée de la jeune artiste qui l'a créée, Penehuro Papali'i.

La famille joue un rôle prépondérant car c'est elle qui accepte ou rejette toute proposition de changement, et une fois accepté celui-ci est intériorisé et peut être mis en œuvre. Il est à espérer que l'Australie réfléchisse sérieusement à la portée de l'article de Helen Hughes et qu'elle oriente sa politique d'assistance vers des activités de développement familiales de petite ampleur.

Mali Voi,
Insulaire du Pacifique, Apia, Samoa.

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ORIENTAR LAS POLÍTICAS DE AYUDAS EN EL PACÍFICO HACIA ACTIVIDADES FAMILIARES A PEQUEÑA ESCALA

Quisiera felicitar a la autora de este artículo y, aunque estoy de acuerdo con los sentimientos generales expresados - de lograr que los isleños del Pacífico alcancen su autodeterminación en su desarrollo - quisiera contribuír algunas ideas adicionales.

Cualquier ayuda australiana, o cualquier otra del exterior, en particular bilateral, es inadecuada, puesto que no toma en consideración información básica sobre el desarrollo. El Informe sobre el Desarrollo Humano de 1999 para las Islas del Pacifico del Programa de Naciones Unidas para el Desarrollo muestra aue la mayoria (alrededor de dos tercios) de la población de las islas del Pacífico no participan en el sector laboral moderno. Esto significa que el sector laboral moderno en el Pacífico es altamente exclusivo.

Ademas, las políticas para el desarrollo social, económico y político estan también orientados hacia la exclusión. Mismos los bancos rehusan facilitar la participación de los isleños del Pacífico en actividades comerciales, al menos que haya alguien para garantizar los préstamos, o que haya suficiente colateral para asegurar préstamos. Es triste constatar que los isleños del Pacífico, arraigados en sus tradiciones y costumbres, se ven crecientemente actuando solo como testigos y no como actores de su propio desarrollo.

Las necesidades de estos dos sectores del Pacífico - aquellos involucrados el sector laboral moderno y aquellos que no lo estan - son a menudo ignorados por las agencias de financiación. Es así que de retirarse la ayuda australiana en el Pacífico, como preconizado por Helen Hughes en su artículo, se presentan dos importantes consideraciones en lo que concierne a los dos sectores mencionados:

La primera es que el sector laboral moderno sería todavía más marginalizado, posiblemente llevando a la anarquía y al colapso de algunos Estados Insulares del Pacífico. (Conviene indicar que en algunas islas del Pacífico, las sociedades contemporáneas; orientadas hacia la democracia, estan fundadas sobre bases poco sólidas).

La segunda consideración es que el sector laboral tradicional seria todavía ignorado, lo cual conduciría a un caos urbano que debilitaría aun más la base tradicional de la sociedad. Los isleños del Pacífico necesitan oportunidades creativas para un desarrollo moderno que este firmemente fundado sobre la tradición, de manera que puedan participar plenamente en "la aldea global", al mismo tiempo que mantengan su identidad.

A mediados de los años 90, Australia y Nueva Zelanda acertaron cuando elaboraron sus políticas de ayudas en dirección de actividades de desarrollo social, económico y cultural familiar a pequeña escala. Nueva Zelanda publicó un panfleto para promover esta estrategia en el Pacífico; el cual fue claramente articulado en el documento que estableció las políticas del AusAid y que se ven reflejadas en el Programa Cultural de Pacífico de Autralia.

UNESCO siguió muy de cerca esta estrategia con ocasión de la Década Mundial para el Desarrollo Cultural 1988-1997, al encuadrar el desarrollo dentro de la dimensión cultural. Se llevaron a cabo numerosos proyectos a gran escala en diferentes regiones del mundo, e.g. la Ruta de los Esclavos, laz Ruta de la Seda y la Ruta del Hierro. En el Pacífico se trato del Vaka Moana, las Rutas Oceánicas en el Programa del Pacífico, y a pesar que la Década llegara su fin en 1997, se institucionalizaron los remanentes de algunos de estos programas, los que estan todavia presentes. Por ejemplo, el Instituto de la Canoa en Majuro, Islas Marshall y Hermosas Expresiones en la Naturaleza (Beautiful Expressions in Nature) una Escuela de Arte en Samoa, la cual actualmente esta gestionada a título privado por el joven artista que la inició, Penehuro Papali'i.

La familia mantiene un papel importante en aceptar o rechazar un cambio propuesto, el cual, una vez aceptado; se ve adoptado y puesto en acción. Seria muy deseable que Australia considere seriamente el artículo por Helen Hughes, y que oriente sus políticas de ayudas hacia actividades familiares de desarrollo a pequeña escala.

Mali Voi,
Isleño de Pacífico, Apia, Samoa.

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