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Wise Coastal Practices for Sustainable Human Development Forum

Community policing in the Portland Bight Protected Area, Jamaica. (+Français)(+Español)

Posted By: Peter Espeut
Date: Monday, 14 October 2002, at 2:38 p.m.

In Response To: Co-management in marine protected areas / Portland Bight-Jamaica. (Peter Espeut)

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(Le texte FRANCAIS se trouve en dessous du texte anglais)
(El texto ESPANOL se encuentra debajo del texto francés)

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Efforts to conserve the natural environment often fail - even where there is adequate environmental legislation - because of non-compliance with regulations, and the high cost of enforcement. Non-compliance may have a variety of causes, e.g. profit, lack of environmental awareness, a don't-care attitude towards the environment, lack of an alternative, damaging behaviour may be cheaper or easier than environmentally-friendly behaviour, and the absence of deterrence due to the lack of enforcement. (For a more detailed discussion, go to the full paper at http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm). In Jamaica, environmental degradation and a lack of compliance with environmental regulations has taken place in the context of the traditional top-down approach, and must be viewed against the historical background of a slave society dominated by plantation owners. Distrust of the police and a desire to beat 'the system', are almost written into the genetic code of working-class Jamaicans. And so the challenge of natural resource management is not just to deal with biophysical issues but also to contend with socio-cultural problems, which underscores the point that natural resource management is more of a social science than a natural science.

People seek to beat a regulatory system that belongs to somebody else, and operates in someone else's interest, or is perceived to do so. So a first strategy towards increased compliance is to create, within the users of the natural resources, a sense of ownership of the laws and regulations. This was achieved in the Portland Bight Protected Area of Jamaica by getting the fishers to prepare their own fisheries management regulations using the local fisheries associations and the Fisheries Management Council. Thus the fishers now feel they own the regulations rather than viewing them as a system of rules being imposed on them from above. (For more information on the process, go to full paper http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm).

Even when the local community owns the regulations, some may still resent outsiders coming in and arresting their relatives and friends for non-compliance. A better way to cement a new culture of compliance and natural resource management is to empower the community leaders as enforcement officers. In the Portland Bight Protected Area, some 50 fisherfolk were officially appointed 'Honorary Game Wardens' and 'Fishery Inspectors' under the Wildlife Protection Act and the Fishing Industry Act, thereby providing them with powers of search and arrest. All the enforcement officers are given training and they are informed that compliance is the objective, not making arrests.

One of the fears with this approach was that the community enforcement officers might abuse their authority. Careful selection of suitable persons, thorough training, and close supervision have resulted in not one case of abuse of authority, or false arrest, since 1996, and a 100% conviction rate in those cases which have gone to court.

Another fear was that Honorary Game Wardens and Fishery Inspectors would excuse their friends and relatives and harass their enemies, or take bribes. No such cases have been observed, in fact the reverse. The community enforcement officers advise their relatives and friends not to embarrass them by committing an offence, as they would be forced to personally arrest them so as to prove they are not corrupt. This is especially true of the female Honorary Game Wardens and Fishery Inspectors who have warned their partners, sons, sons-in-law and nephews.

It should be pointed out that the 'hard' enforcement cannot be done by these community volunteers. Already some have been threatened with bodily harm, and while they are advised in such cases to make a full report of all observations, at the present time they are not insured. The protected area will benefit from full-time Protected Area Rangers with full police powers who will follow up on the intelligence provided by these local 'eyes and ears'.

In many parts of the world, getting communities to police themselves is being encouraged. The approach being taken in the Portland Bight Protected Area is a version of this, and should advance the discourse. This approach has the potential to be effective for other types of offences such as traffic violations and breaches of health and planning regulations.

Mr. Peter Espeut,
Caribbean Coastal Area Management (C-CAM) Foundation,
Jamaica.

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LA COMMUNAUTE FAIT RESPECTER LA LOI DANS LA ZONE PROTEGEE DU PORTLAND BIGHT, A LA JAMAÏQUE

Il n'est pas rare que les efforts déployés pour protéger le milieu naturel manquent leur objectif, même lorsqu'il existe une législation appropriée, parce qu'elle n'est pas respectée et parce que sa stricte mise en application est trop coûteuse. Le non-respect peut avoir des causes diverses telles que l'appât du gain, le manque de sensibilisation à l'égard de l'environnement, le mépris de l'environnement, l'absence de solutions de rechange, le fait qu'une conduite dommageable peut paraître moins coûteuse et plus commode qu'une conduite respectueuse de l'environnement, ainsi que l'absence des moyens de dissuasion que sont les mesures de coercition. (Prière de se reporter à l'article qui expose la situation de manière approfondie sur http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm).

A la Jamaïque, la détérioration du milieu naturel et le non-respect des règlements dans ce domaine se situent dans le contexte classique d'une autorité imposée du haut vers la base, attitude qu' il faut replacer dans le schéma historique d'une société d'esclaves régie par des propriétaires de plantations. La méfiance à l'égard de la police et le désir de tromper le "système" sont quasiment inscrits dans le code génétique de la classe ouvrière jamaïcaine. Si bien que la difficulté que rencontrent les gestionnaires des ressources naturelles tiennent non seulement à des questions biophysiques mais aussi aux aspects socioculturels du pays, ce qui confirme l'idée que la gestion des ressources naturelles relève davantage des sciences sociales que des sciences naturelles.

Les gens s'efforcent de tromper un système réglementaire qui dépend de quelqu'un d'autre et obéit aux intérêts de quelqu'un d'autre, ou qu'ils perçoivent comme tel. Ainsi donc, la première stratégie à mettre en place pour améliorer le respect des lois consiste à susciter chez les utilisateurs des ressources naturelles la prise de conscience de ce qu'ils sont eux-mêmes les garants des lois et des règlements. Dans la zone protégée du Portland Bight de la Jamaïque on a atteint cet objectif en convainquant les pêcheurs d'élaborer eux-mêmes la réglementation de gestion des pêcheries, par l'intermédiaire de leurs associations locales et du Conseil de gestion des pêches. Aujourd'hui les pêcheurs se sentent responsables des règlements au lieu de les considérer comme un système imposé par les autorités. (Pour une information plus précise sur le processus, veuillez consulter l'article sur http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm.)

Même lorsque la communauté est l'auteur des règlements certains de ses membres peuvent détester l'idée que des étrangers à leur localité viennent arrêter des membres de leur famille ou des amis pour une infraction. Il est préférable, pour consolider la culture émergente du respect des lois et de la gestion des ressources naturelles, d'habiliter les chefs de la communauté aux fonctions de responsables de l'application des lois. Dans la zone protégée du Portland Bight quelque 50 personnes parmi les pêcheurs ont été officiellement nommées "garde-chasse honoraires" et inspecteurs des pêches" au titre de la loi de Protection de la nature et de la loi sur l'Industrie de la pêche, ce qui les autorise à effectuer des inspections et des arrestations. On assure la formation de toutes ces personnes, tout en leur précisant que leur fonction est d'obtenir le respect des règlements et non pas d'effectuer des arrestations.

On pouvait craindre, dans cette stratégie, de voir les gardiens de la communauté abuser de leur autorité. Au prix d'une sévère sélection des personnes engagées, d'une formation poussée et d'une surveillance étroite, on n'a pas observé, depuis 1996, un seul cas d'abus d'autorité ou de fausse arrestation et, pour les affaires traduites devant un tribunal, le taux de condamnations a atteint les 100%.

On pouvait aussi craindre que les garde-chasse honoraires et les inspecteurs des pêches trouvent des excuses à leurs amis et parents et s'acharnent sur leurs ennemis, ou acceptent des pots-de-vin. On n'a rien observé de tel, au contraire même. Les responsables de l'application des lois des communautés demandent à leurs parents et amis de ne pas les embarrasser en commettant une infraction, ce qui les mettrait dans l'obligation de les arrêter afin de prouver qu'ils ne sont pas corrompus. Cela est encore plus vrai en ce qui concerne les femmes investies de cette autorité, qui ont mis en garde leurs partenaires, fils, gendres et neveux.

Il faut signaler que l'application des mesures "lourdes" de coercition ne peut être confiée aux volontaires de la communauté. Certains ont déjà reçu des menaces physiques et, si on leur conseille de faire un rapport à ce sujet, ils ne sont pas pour autant couverts par une assurance, à l'heure actuelle. Ils seront épaulés par les Rangers de la zone protégée, travaillant à temps complet, ayant tous pouvoirs de police pour donner suite aux rapports soumis par "ces yeux et ces oreilles" de la communauté.

Un peu partout dans le monde on encourage actuellement les communautés à faire la police par elles-mêmes. La stratégie qui est actuellement à l'œuvre dans la zone protégée du Portland Bight en est un exemple qui devrait apporter sa contribution à cette tendance. Elle pourrait s'avérer efficace pour régler des délits d'un autre ordre tels que ceux de la circulation automobile et des atteintes à la santé et à la planification.

M. Peter Espeut,
Caribbean Coastal Area Management (C-CAM) Foundation,
La Jamaïque.

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VIGILANCIA COMUNITARIA EN EL ESPACIO PROTEGIDO DE PORTLAND BIGHT, JAMAICA

(Nota para la versión española.: espacio protegido = sitio protegido = área protegida ; gestión = manejo ; arrestar = detener ; tránsito = tráfico)

Esfuerzos realizados para conservar el ambiente natural a menudo fallan - mismo donde existe una legislación ambiental adecuada - debido a la falta de conformidad con regulaciones, y el alto costo de hacerlas respetar. La falta de conformidad puede obedecer a una variedad de causas, e.g. la prioridad de las ganancias, la falta de conciencia ambiental, la actitud de "¡A mi qué me importa!" hacia el medio ambiente y la ausencia de alternativas. Además, resulta más barato o fácil que ajustarse a un comportamiento respetuoso del ambiente, y la ausencia de disuasión es debida a la falta de medidas para hacer respetar la ley. (Para una discusión más detallada, vaya al documento completo en http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm).

En Jamaica la degradación ambiental y la falta de conformidad con regulaciones ambientales ha ocurrido en el contexto de un enfoque tradicional del tope hacia abajo, y debe ser contemplada en la perspectiva histórica de una sociedad de esclavos dominada por los propietarios de plantaciones. La falta de confianza en la policía y el deseo de romper con los cánones del sistema, parecieran estar impresos en el genoma de los trabajadores jamaicanos. Es así que el reto de la gestión de los recursos naturales no es solamente tratar los asuntos biofísicos, pero también los problemas socioculturales, que subraya el hecho que la gestión de los recursos naturales es más una ciencia social que una ciencia natural.

La gente busca de ganarle a un sistema que pertenece a otros y que opera en el interés de otros, o que se percibe de dicha manera. Es así que una estrategia inicial hacia una conformidad inicial sería la de crear, dentro de los usuarios de los recursos naturales, un sentimiento de propiedad de las leyes y regulaciones. Se consiguió esto en el espacio protegido de Portland Bight de Jamaica al permitir a los pescadores preparar sus propia regulaciones de gestión por el intermedio de las asociaciones de pescadores y el Consejo de Gestión de Pesquerías. De esta manerta los pescadores sienten ahora que se han apropiado las regulaciones en vez de verlas como un sistema de reglas impuestas desde arriba. (Para mayor información sobre este proceso. Referirse al trabajo completo en http://www.unesco.org/csi/act/jamaica/HGwardens.htm).

Mismo en el caso que la comunidad se adueñe de las regulaciones, algunos pueden todavía resentirse de individuos venidos del exterior que pueden arrestar a sus parientes y amigos por faltar a la conformidad con las regulaciones. Una mejor manera entonces de afirmar una nueva cultura de conformidad y de gestión de recursos naturales es la de empoderar a los líderes de las comunidades como agentes de la ley. En el espacio protegido de Portland Bight de Jamaica, unos 50 pescadores fueron nombrados "Guardabosques Honorarios" e "Inspectores de Pesquerías" en el marco de la 'Ley de Protección de la Vida Silvestre' y la 'Ley de la Industria de Pesquerías', asignándoles así el poder de averiguar y arrestar. Todos los agentes de la ley son formados a estos fines y se les informa que el objetivo es la conformidad a la reglamentación y no el acto de arrestar.

Uno de las aprensiones o temores que se tiene de este enfoque, es el abuso de autoridad que podrían surgir. La selección de personas apropiadas, a través de la formación, y una cuidadosa supervisión ha resultado en el hecho que, desde 1996 hasta el presente, no se ha manifestado ni un solo caso de abuso de autoridad o de arrestación errónea y que 100% de los casos llegados al tribunal han resultado en condenas.

Otro temor concierne la posibilidad que los "Guardabosques Honorarios" e "Inspectores de Pesquerías" perdonarían a sus parientes y amigos o que acosen a sus enemigos, o que se dejen sobornar. No se han observado tales incidentes. Por lo contrario, los agentes comunitarios de la ley aconsejan a sus amigos y parientes de no ponerlos en situación embarazosa cometiendo actos delincuentes, desde que se verían obligados personalemente a arrestarlos para probar que no son corruptos. Esto se aplica particularmente a "Guardabosques Honorarios" e "Inspectores de Pesquerías" femeninos que han prevenido a sus compañeros, hijos, yernos y sobrinos al respecto.

Debería señalarse que la conformidad a las regulaciones de tipo "duro" no puede ser llevado a cabo por estos voluntarios. Algunos ya han sido objeto de amenazas de daño físico y, aunque se les aconseja preparar un informe completo de tales incidentes, hasta el presente no están asegurados. El espacio protegido podría muy bien beneficiarse de Guardias de Espacios Protegidos a tiempo completo y con autoridad y poder policial, quienes darían continuación a las informaciones recopiladas por esos "ojos y oídos" de los voluntarios locales.

En muchos lugares del mundo,se está promoviendo sistemas de vigilancia por las comunidades mismas. El enfoque practicado en Portland Bight es un ejemplo de ello, y podría contribuír a hacer avanzar la idea. Este enfoque tiene el potencial de probar ser eficaz en otros tipos de actos delincuentes, tales como las infracciones de tránsito o violación de regulaciones de salud o en la planificación.

Sr. Peter Espeut,
Caribbean Coastal Area Management (C-CAM) Foundation,
Jamaica.

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